À quoi ressemble vraiment la nuit polaire
Pas l’obscurité — un long après-midi bleu
Quatre à six heures de bleu et de rose à midi, et les aurores boréales par soirée dégagée.
L’expression induit en erreur. Pendant la nuit polaire, le soleil reste sous l’horizon, mais pas très loin : vers midi, le ciel s’élève dans un long crépuscule uniforme qui va du bleu profond au violet, puis au rose là où le soleil est presque présent. Cela dure quatre à six heures et c’est assez lumineux pour marcher, naviguer et photographier.
Les photographes appellent cela l’heure bleue, et à Tromsø en décembre, ce n’est pas une heure mais la majeure partie de la journée. La neige prend la couleur du ciel, alors un fjord blanc devient lavande et l’eau devient encre. Rien d’autre en Europe ne ressemble à cela, et c’est la raison pour laquelle beaucoup de gens réservent ce mois délibérément.
L’autre moitié de l’affaire, ce sont les aurores boréales. Dans une année normale, les lumières sont possibles par toute nuit dégagée de septembre à mars, et sur l’eau, rien ne se dresse entre vous et l’horizon nord. Une croisière en fjord en soirée en janvier est une vraie chance d’apercevoir à la fois le crépuscule et les aurores dans les mêmes quatre heures.
Ce que vous sacrifiez, c’est la distance. En plein hiver, les bateaux opèrent dans les fjords proches plutôt que de sortir vers les îles, et les longues traversées comme l’excursion de six heures à Sommarøy passent une grande partie du temps dans l’obscurité. C’est un argument pour une croisière de quatre heures en décembre et pour la longue en mars.